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Boite en or – Napoléon III – Maison Moulinié, Bautte & cie – Gabriel Aristide Passot

BOITE OR NAPOLEON III PASSOTBOITE OR NAPOLEON III PASSOT 1Maitres Xavier de la Perraudière et Florian d’Oysonville  présenteront le 24 octobre 2018 assistés du cabinet d’Emeric et Stephen Portier une boîte en or jaune guilloché et argent de forme rectangulaire, les angles arrondis sertis de diamants ronds de taille ancienne. Les bords soulignés de frises de fleurs et de fruits rehaussées d’émail translucide bleu.

Le couvercle à charnière orné au centre d’une miniature polychrome sur ivoire figurant l’empereur Napoléon III portant les insignes et le collier de Grand Maître de la Légion d’honneur, signée Passot en bas à droite, d’après l’œuvre de Franz Winterhalter, dans un entourage de diamants.

Elle est marquée sur la gorge « Dumoret Joaillier rue de la Paix N°5 » et contient un document autographe précisant : «  Cette tabatière a été donnée par l’Empereur Napoléon III à Monseigneur G.Darboy, Archevêque de Paris, sénateur, Grand aumônier de l’Empereur, Grand Officier de la Légion d’Honneur. Ce bijou échut en partage à Ernest Crussard, son propre neveu » 

BOITE OR NAPOLEON III PASSOT 2

Cette boite a été réalisée par la maison Moulinié, Bautte & Cie, dans les années 1819-1838.

Moulinié, Bautte & Cie est une Maison Suisse spécialisée dans la création de montres et objets de vertu.

Jean-François Bautte horloger-bijoutier est issu d’un milieu ouvrier, orphelin alors qu’il est encore très jeune, il est placé en apprentissage dans les différents métiers de monteur de boîtes, guillocheur, horloger, bijoutier… En 1793 Jean-François Bautte présente ses premières créations et fonde la manufacture Moulinié & Bautte en association avec Jacques-Dauphin Moulinié. En 1804, Jean-Gabriel Moynier s’associe aux deux hommes et la manufacture prend le nom de Moulinié, Bautte & Cie. La maison Moulinié, Bautte & cie dépassera les frontières suisses pour s’implanter à Paris.

BOITE OR NAPOLEON III PASSOT 6Gabriel Aristide PASSOT (1797-1875)

Peintre en miniature, il exposa aux salons de 1824 à 1870, il fut nommé peintre en miniature de Napoléon III.

Ses œuvres sont exposées au musée Carnavalet, au petit Palais, au château d’Arenenberg…

Notre boite est à rapprocher de deux boites en or de Maurice Meyer (1838-75), chacune ornée d’une miniature figurant Napoléon III signée Gabriel Aristide Passot d’après Franz Xavier Winterhalter, une reproduite dans l’ouvrage Bijoux à Portait de Diane Scarisbrick (Fondation Napoléon , donation Lapeyre) , l’autre conservée dans les collections de miniatures de sa Majesté la Reine ( Royal Collection Trust – RCIN19113 )

Elle reflète la tradition royale puis impériale consistant à offrir des boites à portraits ou des médaillons en cadeau diplomatique, récompense ou signe de reconnaissance. A la chute de Napoléon III les tabatières en or à portait disparaitront.

Le document autographe que renferme cette boite met en lumière la personnalité de Georges Darboy (1813-1871) à qui cette boite a été offerte par l’Empereur.

Georges Darboy évêque de Nancy puis archevêque de Paris, sénateur, fut le grand aumônier de Napoléon III. Arrêté par ordre de la Commune, détenu en otage à la prison de Mazas, il fut fusillé à la Roquette le 24 mai 1871.

Léon Bloy, dans son récit intitulé « Celle qui pleure », évoquant une apparition de la Sainte Vierge survenue en 1846, narre cette anecdote : « L’exécution de Mgr Darboy lui aurait été prédite par Maximin Giraud, un des jeunes voyants de la Salette, le 4 décembre 1868, au cours d’une entrevue au cours de laquelle Mgr Darboy s’était exprimé de manière négative sur les apparitions de la Vierge Marie qui eurent lieu en 1846 à la Salette

«  – Votre prétendue Belle Dame, dit l’archevêque au jeune homme, il est stupide, son discours. – Monseigneur, répondit Maximin avec force, il est aussi vrai que la Sainte Vierge m’est apparue et qu’elle m’a parlé, qu’il est vrai qu’en 1871 vous serez fusillé par la canaille.

Aux personnes qui, trois ans plus tard à la prison de La Roquette où il était détenu, tentaient de le sauver MGR Darboy répondait «  C’est inutile, Maximin m’a dit que je serai fusillé. »

Son corps fut retrouvé dans la fosse commune du Père Lachaise. Après la Commune, il reçut des obsèques nationales et fut inhumé à Notre Dame de Paris.

Condition report :BOITE OR NAPOLEON III PASSOT POINCON 3

  • Poinçons : Porte sur la gorge le poinçon de garantie pour les ouvrages d’origine étrangère (Tête d’égyptien) et sur le fond intérieur trois poinçons (lettre G dans un cartouche et poinçon d’orfèvre: initiales « MB&C » inscrites dans un losange répétés deux fois)  
  • Bon état général, rayures d’usage, petits éclats à l’émail, manque quelques-uns des rivets sur le bord du couvercle
  • Longueur : 91 mm — Hauteur : 23 mm — Largeur : 62 mm — Poids brut : 190g

Informations pratiques :

  • Vente : le 24 octobre à ANGERS
  • Frais de vente : 21 %
  • Contact : contact@laperraudiere.fr
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Boucheron – Collier de chien Diamants – XIXème

Collier Boucheron diamants XIX siecleCollier de chien articulé en or 750 millièmes et argent 925 millièmes composé de six motifs ronds ajourés à décor de feuillages entièrement sertis de diamants ronds de taille ancienne et taillés en rose, certains plus important — Travail français du XIXe siècle.

L’Histoire de la maison Boucheron créée en 1858 par Frédéric Boucheron traverse les fastes du second Empire et de l’Art nouveau.

La Nature est un des thèmes fort de la maison.

Il fut mis à l’honneur par Frédéric Boucheron qui s’en inspira abondamment. C’est également un des sujets de prédilection des créateurs de l’Art nouveau (1895-1910). Période où le naturalisme s’imposera en réaction à l’historicisme omniprésent dans les arts décoratifs de la fin de siècle.

Le collier présenté par Me Olivier Doutrebente assisté du cabinet d’Emeric & Stephen Portier illustre cette vogue et l’importante de la Nature comme source d’inspiration.

Bijou extrêmement gracieux que l’on imagine porté par la Comtesse Greffulhe dans un des salons de son hôtel particulier de la rue d’Astorg…

Il semble par sa finesse, ses lignes souples, fleuries et ajourées, conçu pour souligner le cou Motif Collier Boucheron HDgracile, la nuque d’une femme aux cheveux relevés en chignon vaporeux tel qu’on les porte en cette fin de siècle. Les fleurs inscrites dans les maillons ronds deviennent motif principal, les diamants sont comme accessoires du bijou, visant à sublimer, illuminer la femme qui le porte.

La Souplesse du collier, l’articulation fluide des six maillons qui le composent témoigne de la remarquable maitrise technique et du savoir-faire des artisans de la maison Boucheron. Le collier serpente, les motifs s’adaptent, épousent le cou et s’y posent parfaitement.

Témoignage d’une époque, de la qualité des bijoux de la maison Boucheron, ce collier a été adjugé 67.000 euros lors de la vacation orchestrée par Maitre Olivier Doutrebente à l’hôtel Drouot le 10 avril 2018.

 

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Paire de pot à fard – Paris 1715 – Jacques Delavigne

Le cérémonial de la toilette né au XVIIe autour de la personne royale a donné lieu à la création de mobilier et objets d’apparat. La toilette devient un moment de Représentation.

Peu à peu ce cérémonial et le mobilier qui y est attaché se répand à l’aristocratie donnant lieu à des nécessaires fastueux   fait pour être vu et témoigner de la richesse de leur possesseur.

La toilette se déroule alors dans la chambre lieu de réception et de paraitre plus que d’intimité.

A l’origine le mot toilette désigne l’étoffe sur laquelle sont posés les accessoires puis par extension l’ensemble des objets la composant.

Les objets de toilette sont réunis en nécessaire ou service de toilette au cours du XVIIe. Ces nécessaires sont décrits dans les inventaires royaux mais peu ont survécu aux fontes ordonnées par Louis XIV.

Van Mieris Frans Le Vieux

 

Cérémonial de la toilette.

« Autour d’un miroir de chevalet éclairé de flambeaux se répartissent coffrets, pelotes à épingles, boîtes à poudre, pots à fard, brosses, aiguière et bassin, disposés à la vue de ceux à qui l’on accordait audience tout en se faisant coiffer ».

 

 

Ces nécessaires différaient suivant qu’ils étaient destinés à un homme ou une femme. Ils comprenaient miroir, boites à éponges, bassin & aiguière, boites à poudre …   pots à fard ou pots de toilette.

Les pots à fards étaient généralement présentés sur un plateau présentoir à pied dit « salve ». Deux exemples sont conservés aux musées des Arts décoratifs de Bordeaux (Jean Charles Fauché, Paris 1449-50) & Strasbourg. Leur usage s’est poursuivi jusqu’au XVIIIe siècle.

Il s’agissait de petit récipient pouvant être en argent mais aussi en faïence ou en porcelaine. Saint-Cloud proposa de nombreux ensembles de pots contenant les fards. Ces pots cylindriques, complétés d’un couvercle à prise en bouton, étaient réalisés en plusieurs grandeurs suivant leurs fonctions.

On distingue les boites à poudre, les pots à onguent, à opiat (pour les dents), à fard …

Le fard constituait l’indispensable touche finale à la toilette. Depuis l’Antiquité grecque, on utilisait la céruse (oxyde de plomb), sur le visage, le cou, parfois les bras et la naissance de la gorge. Dès la fin du XVIe siècle, on se farde pour avoir le teint blanc. L’usage du fard donne l’illusion d’un visage pur, exempt de toutes taches, de toutes cicatrices. Il permet de dissimuler les rougeurs, les couperoses provoquées par la nourriture très épicée et par les vins. La blancheur du visage est symbole de pureté et de distinction de l’aristocratie.

Autre couleur de fard le rouge, symbole de séduction, il fut utilisé par Louis XIV et par les membres de la cour à sa suite. 

Paire de pot a fard Paris 1715 DELAVIGNENotre paire de pot à fard provient certainement d’un nécessaire. Elle a été réalisée vers 1715 par Jacques DELAVIGNE, orfèvre reçu en 1714. I

Les pots posent sur un piédouche à bordure de godrons et sont ornés à mi-corps d’appliques de motifs de lambrequins, godrons alternés sur fond amati délimités par un jonc. Le col est souligné d’une frise ciselée de lambrequins et de filets. Les couvercles à doucine sont bordés d’une moulure de godrons, la prise en forme de fruit sur tertre godronnée rayonnant.

Les motifs de lambrequins en applique sur un fond légèrement amati ou encore la frise gravée sur le col frise de volutes témoignent des décors en vogue au début du XVIIIe. Le décor ornant le corps : alternance de lambrequins et godrons alternés est à rapprocher de celui d’une timbale de Louis BELLANGER, Paris 1722 (collection Jourdan Barry) . Ce modèle étant courant dans les années 1710 -1720.

Objets rares cette exceptionnelle paire de pots à fard a été adjugée 38.000 euros par Me Olivier Doutrebente assisté du cabinet d’Emeric & Stephen PORTIER.

Informations :

  • Vente du 10/04/2018 à Drouot
  • Etude DOUTREBENTE
  • Adjugé : 38.000e
  • Bibliographie : Les orfèvres et l’orfèvrerie de Paris au XVIIe siècle – Michèle Bimbenet Privat Tome II Paris Musées

 

 

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Croix épiscopale

Lors de leur vente de prestige du 13 juin 2018  à Angers, Maitres  Xavier de la Perraudiére & Florian d’Oysonville assistés du cabinet d’Emeric & Stephen Portier, ont présenté un pendentif croix épiscopale en or jaune 750 millièmes, ornée d’émeraudes et diamants de taille ancienne du XIXème siècle.

Très belle enchère pour un objet rare et prestigieux de part sa fonction et sa beauté intrinsèque.

Pendentif Croix Episcopale Emeraudes DiamantsIl s’agit d’une croix pectorale de forme latine, croix destinée à être suspendue autour du cou par un cordon ou une chaine. Cet insigne religieux, de dignité, était destiné aux papes, cardinaux, archevêques, évêques et hauts dignitaires ecclésiastiques. Souvent en or ou en argent elles étaient ornées de pierres précieuses, de même nature et de même couleurs que les anneaux pastoraux.

Pour les cardinaux la pierre employée était souvent le saphir, pour les évêques , l’ améthyste ou le rubis, pour le pape, un camée ou une intaille portant une représentation héraldique papale.

Notre croix sans doute épiscopale est ornée au centre de sept émeraudes rectangulaires à pans coupés dans un entourage de diamants de taille ancienne.

Elle est sertie d’émeraudes de Colombie, leur provenance est attestée par un rapport gemmologique du CARAT GEM LAB précisant qu’il n’y a « aucune imprégnation constatée ».

La Colombie est un des lieux d’extraction les plus importants pour les émeraudes.

Les mines de Muzo et Chivor, proches de Bogota, étaient déjà exploitées sous les incas, elles furent redécouvertes au XVIIe siècle.

Le certificat précise « aucune imprégnation constatée » ce qui signifie qu’elles n’ont pas été traitées pour en sublimer l’aspect par imprégnation d’huile ou résine.

En effet l’émeraude est une pierre précieuse naturellement incluse. Elle présente souvent des givres blancs. Afin de les atténuer, elle est trempée dans de l’huile ou comblée de résine, pour amoindrir les inclusions et mettre en valeur la couleur de la pierre.

Les émeraudes de notre croix sont elles naturelles.

Un objet pieux, sept émeraudes naturelles de 1.30 carat environ chacune, de couleur et de qualité égale, d’un vert pur, transparent et vif, adoucit et mis en valeur par un entourage de petits diamants ronds facettés de taille ancienne, confèrent à cette croix un charme attractif, quasi addictif qui peut expliquer la flambée d’enchères dont elle a fait l’objet….

Informations :

  • Etude Xavier de la Perraudière & Florian d’Oysonville
  •  à Angers
  • le 13/06/2018
  • Adjugé : 120.000 euros
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Nautile – Augsbourg, XVIIe

NAUTILE AUGSBOURG XVIIe siecle argent

Maitres Pichon & Noudel Deniau, commissaires-priseurs à Cannes, assistés du cabinet d’Emeric & Stephen PORTIER présenteront le 6 avril prochain, une coupe nautile montée en vermeil.

L’orfèvrerie allemande à la Renaissance est florissante, l’essentiel de la production qui jusque-là était religieuse se développe au profit de l’orfèvrerie civile. Les principaux centres de création sont alors Nuremberg, Augsbourg, Dresde, Berlin et Hambourg.

Photo : Nautilidés Paris – Musée National d’Histoire Naturelle

Augsbourg, ville d’Allemagne du Sud, est au XVIe siècle une des capitales de l’art allemand, réunissant des peintres dont Hans Holbein, des humanistes et des orfèvres. Les orfèvres de toute l’Europe y convergent. Ils sont une soixantaine au milieu du XVIe, ils seront plus de deux cent à la fin du siècle. Toutes les conditions sont réunies pour assurer cette prospérité et une richesse de création : nombreuses commandes des ducs de Bavière, de la cour impériale et de riches commerçants ou membres de la finance, paix religieuse, échanges enrichissant avec l’Italie .Cette prospérité perdure au XVIIe et XVIIIe siècle.

 

Parmi les créations des orfèvres allemands: les nautiles. Au sens premier, le nautile est un mollusque céphalopode, à coquille en spirale, par extension, le vase fait d’une conque marine à laquelle une monture en argent a été adaptée.

La coquille du nautile est évidée, polie, parfois sculptée. Elle est insérée dans une monture en vermeil. Le nôtre est entièrement gravé de motifs marins, algues et mollusques sur fond d’écailles .La base de forme ovale est décorée en repoussé de motifs de vagues peuplées de créatures marines. Émanant des flots un triton forme le fût et supporte sur sa tête, entre ses mains la conque. Les montants sont soulignés de chutes de perles et terminés par un mascaron fondu, en applique s’inscrivant dans le prolongement des bras de l’atlante.

Photo : Bartel Jamnitzer, 1576-1591- Orfevre a Nuremberg – Musée de KASSEL

Cette figure d’atlante marin soutenant la coupe est à rapprocher d’autres coupes comme de celle de Bartel Jamnitzer conservée eu musée de Kassel ou encore le turbo monté en coupe de Friedrich Hillebrand du musé d’Ecouen.

Le bord supérieur avant est finement gravé de rinceaux fleuris peuplés d’oiseaux : autruche, coq et héron. A l’arrière, la bordure plus large est ornée de deux dauphins affrontés et surmontée d’une bande unie ponctuée au centre d’un mascaron et fixée à la conque par des rivets fleuronnés.

La monture est surmontée d’une nef. A la poupe, une tente pavoisée animée de quatre soldats armés de lances, au centre le mat sommé d’une vigie entre deux échelles sur lesquelles grimpent des matelots. Sous la vigie, une voile gonflée par le vent retenue par des cordages en fils d’argent torsadés.

Poinçon Augsbourg XVIIe

Poinçon Augsbourg XVIIe

Elle est poinçonnée sur la base du poinçon de la ville d’Augsbourg (une pomme de pin) et du maitre orfèvre portant le monogramme « MB ».Il peut s’agir de Marx MERZENBACH, reçu orfèvre à Augsbourg en 1642. La partie supérieure en forme de nef a probablement été transformée postérieurement.

Les nefs, pièces d’orfèvrerie en forme de navire

Objet d’origine médiévale, il s’agissait de pièce d’orfèvrerie en forme de navire appelé «  nef de table ».qui renfermait, dans la coque du bateau, le couvert, la salière ou la boite à épices. Placé sur la table, il servait également à désigner la place de son propriétaire au cours d’un repas.

La nef est alors à la fois objet utilitaire, décoratif et d’apparat.

Notre nautile surmonté d’une nef s’apparente plus à un objet d’apparat, il ne peut de par sa taille et de par le nautile constituant son corps servir de contenant. Peut-être était-il utilisé sur une table d’apparat ou comme objet d’ornement d’un cabinet de curiosité.

Les « chambres de merveille » ( Wunderkammer) ou cabinet de curiosité étaient des espaces ou les collectionneurs réunissaient des objets de nature hétérogène illustrant les trois règnes : animal , végétal et minéral ainsi que des réalisations humaines , symboles de la Création dans toute sa diversité .

Parmi les objets rares et précieux réunis dans ces cabinets : les coupes composites en nacre, coquillage, coraux, œuf d’autruche, noix de coco enrichies de monture en matières précieuses, unissant à la fois la Nature et le talent de l’orfèvre. Ces coupes composites alliaient argent et matière naturelle avec une grande virtuosité et une incroyable créativité. Objets de prestige et d’ornement ils témoignaient du gout et de la richesse de leur propriétaire. Ils étaient attributs de la culture et du pouvoir de leurs possesseurs.

Les nautiles sont présents dans les natures mortes réalisées par les peintres du Nord au XVIIe, comme Willem Kalf, Willem Claeszoon Heda, Pieter Claesz, Pieter Van Roestraeten. Ils trônent sur les tables servies où  se mêlent victuailles, vaisselle dans une perspective à la fois réaliste et symbolique, associés aux allégories de la brièveté de la vie et de la mort.

 

Informations

  • Azur Enchères Cannes
  • Mes Pichon – Noudel-Deniau Commissaires-Priseurs
  • Vente : Vendredi 6 avril à 13h30
  • 31 Boulevard d’Alsace  06400 – Cannes
  • Tel : 04 93 39 01 35
  • Condition Report : En cours
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Boites à mouches, étuis à cire, nécessaires & tabatières — A Reims

Maitres Pierre-Pascal GUIZZETTI et Thierry COLLET présentent le 25 mars 2018 une belle collection d’une vingtaine de boites, étuis et tabatière des XVIIIe & XIXe.

Etuis a cire et boite en or XVIIIe siecleUn ensemble d’étuis illustre la vogue au XVIIIe des étuis pour ranger lunettes, ciseaux, cure dents, épingles …

Certains étuis étaient portés à la ceinture grâce à un anneau de suspension.

Ils contenaient, les menus accessoires de propreté ou de couture. Objets de parure et d’élégance ils étaient souvent en matières précieuses et ouvragées tels de véritables bijoux.

En témoignent ceux en jaspe sanguin ou en écaille piqué d’or présentés lors de cette vacation.Etuis et Boite en or XVIIIe siecle

Autres étuis, ceux à cire qui renfermaient un bâton de cire et étaient utilisés pour cacheter les lettres, assurant le secret des correspondances. L’extrémité de l’étui était le plus souvent gravée aux armes ou au chiffre de son propriétaire.

Parmi ceux-ci, à signaler un étui en ors de trois tons de forme quadrilobée, à décor de tors de lauriers et fleurons en réserves, partiellement amati, PARIS 1768-1774

Boites ou tabatières en pierre fines ou en or.

L’apparition du tabac au XVIe suscite un véritables engouement, on lui attribue alors des vertus curatives et médicinales. Le tabac est fumé mais aussi prisé, réduit en poudre, il est inhalé par le nez.

Boites et Tabatieres or et pierres precieusesL’usage devient à la mode au XVIIe et un certain nombre d’objets se créent autour du tabac, boites râpes… parmi les tabatières, des petites étaient destinées à être gardées dans la poche, de plus importantes posées sur les tables. On multiplie les modèles, les tabatières varient en fonction des saisons et des événements de la vie, mariage, présents, deuil … .

Seront présentées des boites en cristal de roche, améthyste, une boite originale en forme de nacelle, formée d’un coquillage « Oliva Porphyria», la monture en or jaune à décor de losanges, volutes feuillagées et fleurons sur fond amati, réalisée par Jean Fouquet, orfèvre à Paris, en 1723.

Une plus tardive, au décor exotique influencé par la vogue de l’extrême Orient en bois laqué toutes faces figurant des paysages animés de pagodes et personnages, incrustations de burgau formant nénuphars d’Adrien Jean Maximilien VACHETTE (1779-1839).

Boites à mouches

La mode au XVIIIe était au teint clair. Les mouches, petits morceaux de taffetas ou de velours noir imitant un grain de beauté étaient chargées de mettre en valeur le teint et la beauté des femmes qui les portaient.  Chacune selon son emplacement avaient une signification : la passionnée se portait au coin de l’oeil ; la majestueuse, presque au milieu du front, la galante, au milieu de la joue, la gaillarde, sur le nez, la discrète, au-dessous de la lèvre inférieure…

Les orfèvres et joailliers créèrent pour cet usage des petites boites rondes, ovales ou rectangulaires à compartiments fermés par un couvercle pour les mouches, un plus important pour le pinceau et un miroir dans le couvercle pour faciliter leur application.

Dans cette vente trois boites à mouches sont réunies ; une en ivoire de forme ovale piqué de pastilles or, la monture soulignée de cordages, PARIS 1783.

Boite en or emaille Paris XVIIIeme siecle Charles Le BastierUne seconde ornée de panneaux de verre aventuriné bleu montés à cage en or ciselé de frises feuillagées, PARIS 1780-1789.

Enfin, une en or émaillé de forme rectangulaire en or jaune, guilloché et émaillé polychrome toutes faces à décor peint sous émail translucide imitant l’agate herborisée, souligné de moulures feuillagées à cabochons rouges, réalisée par Charles Le BASTIER (1754-1783 à PARIS en1777 .

Elle est à rapprocher d’une boite ronde du même maitre orfèvre conservée au musée du Louvre (inv. OA 6796 Legs Basile de Schlichting).

Informations Pratiques:

  • Vente le Dimanche 25 mars 2018 à 10h00 à Reims
  • Maitres Pierre-Pascal GUIZZETTI et Thierry COLLET
  • Tél : +33.3.26.47.32.59 — Fax : +33.3.26.40.44.87 — contact@hdvreims.fr
  • Condition Report visibles : cliquer ici
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Breguet, Modèle Type XX – Fabrication 1957

BREGUET

Montre BreguetModèle « Type XX » No. 3065. Fabrication 1957. Vendu le 21 novembre 1957 à ESSO STANDARD. Pièce historique offerte aux vainqueurs du XXVIIIe Rallye de Monte Carlo sur Citroën I.D. 19, Alexandre Coltelloni Desrosiers, 1er au classement général de 1959. Par descendance en ligne directe du propriétaire d’origine M. Alexandre.
Chronographe bracelet en acier avec fonction « retour en vol ». Boîtier rond avec fond vissé, lunette tournante graduée, portant au dos l’inscription « XXVIIIe RALLYE 1er Classt. General ALEXANDRE COLTELLONNI DESROSIERS sur CITROEN ID 19 ». Cadran dit tropical avec une belle patine homogène, chiffres arabes, trois compteurs pour l’indication des 15 minutes, 12 heures et des secondes, chemin de fer. Mouvement mécanique, Cal. 225, balancier monométallique, spiral, réglage avance/retard.
Signature sur le cadran. Boîtier numéroté.
Diam. 38 mm

Notice :

L’histoire du chronographe bracelet Breguet « Type XX » est resté célèbre de par son utilisation dans les forces aériennes de l’armée de l’air ou l’aéronavale française à partir de 1954 jusqu’en 1970. A ce jour, nous ne connaissons que très peu d’exemplaires liés au sport automobile tel que notre montre qui commémore la victoire de l’équipe Alexandre, Coltelloni et Desrosiers, unique dans les annales du sport automobile après leur triomphe historique au Rallye de Monte-Carlo en 1959 sur une version prototype de la fameuse Citroën DS, la ID 19.

Breguet Montre bracelet Type XXUne fois encore le génie français est à l’honneur entre la maison Citroën et Breguet, deux noms qui ont tant apportés à la France dans les années après-guerre, l’un avec l’horlogerie mais aussi l’aviation dont les fameux avions Breguet, et l’autre au firmament de l’automobile, surtout lorsque l’on se souvient du succès de la fameuse DS qui conserve son aura auprès du cœur des français, qui la considèrent comme une icône du patrimoine automobile.

Cette montre conservée par les descendants de propriétaire d’origine M. Alexandre, dont les livres des archives mentionnent que cette montre, avec son inscription spéciale, était encore en sa possession en 1973 a su conserver tous ses attributs d’origines avec une décoloration naturelle du cadran qui lui donne cet aspect brun ou dit « tropical », aujourd’hui recherché par les collectionneurs.

Nous pouvons dire que cette pièce est un rare témoignage de l’époque alliant la technique et le style de la maison Breguet pour l’une des rares montres dites « automobilia » produites à l’époque par cet horloger illustre. Il est donc intéressant de noter que la maison Breguet peut en effet revendiquer ses liens étroits avec le monde du sport automobile au travers de la fiabilité de ses fameux chronographes « Type XX ».

A ce jour, nous ne connaissons que très peu de pièces faites par Breguet pour le sport automobile, la seule autre connue sur le marché modèle « Type XX » a été vendue le 5 mai 1960 pour commémorer la victoire de Jacky Brabham au championnat du monde de Formule 1 en 1959, portant l’inscription au dos “Esso J.B. Champion du Monde 1959”.

De cette année 1959, théâtre de la première victoire de la Citroën ID 19 jusqu’à la victoire du championnat du monde de Formule 1, nous retiendrons une présence affirmée de la maison Breguet avec la fameuse Breguet Type XX, notre exemplaire est de loin la pièce précurseur à ce jour puisque vendue en 1957 par ESSO STANDARD, le partenaire privilégié de toutes les grandes compétitions automobiles de l’époque.

Rapport de condition :

Pièce historique dans un bel état de conservation avec une superbe patine brune sur le cadran, dit « tropical », seule le compteur auxiliaire à 6h garde sa couleur noire, le boîtier porte des traces d’usures d’usage qui lui donne un bel aspect « vintage », le mouvement fonctionne mais la fonction chronographe et « retour en vol » ne se déclenche pas à l’aide des poussoirs, une révision d’usage est à prévoir.

Informations:

  • Etude : PESCHETEAU BADIN
  • Date : 26/03/2018
  • Lieu : Paris – Drouot (Salle 3)
  • Experts : Pour ce lot, la SC E & S PORTIER est assistée d’Ader Watches, expert SFEP, 10 Place Vendôme, 75001 PARIS.
  • Estimation : 15.000/20.000
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Orfèvrerie du XVIIIe, Juridictions de Paris, Toulouse, Rennes, Riom, Nîmes, Aix, Bordeaux, Montpellier….

A Nîmes , le 3 février 2018 un bel ensemble d’orfèvrerie XVIIIe sera dispersé par Maitres Pierre CHAMPION et Françoise KUSSEL : paires de flambeaux , aiguière, jatte et plats, paires de salerons … passionnants reflets de l’orfèvrerie civile des premières années du XVIIIe à la Révolution .

Argenterie Orfevrerie 18eme siecle

Ensemble d’Orfèvrerie XVIIIe siècle

A signaler plusieurs pièces bretonnes,

  • une aiguière de forme balustre, le versoir couvert à décor de masque de femme coiffée de plumes, RENNES 1732, Maitre orfèvre : Jean LACERE ;
  • une jatte ronde à cotes pincées, le fond gravé d’armoiries d’alliances des familles Le Rouge de Kerdavid – Hervé de Kergoff, RENNES 1706-1708, Maitre Orfèvre : Nicolas II FREMONT
  • et un plat rond en argent uni, modèle filets contours, l’aile gravée d’armoiries d’alliance surmontées d’une couronne marquisale, RENNES 1756-1758, Maitre Orfèvre : Jean – Baptiste Buchet .

A CLERMONT FERRAND, une écuelle les oreilles à contours soulignés de volutes feuillagées et mufles de lion, à décor de buste d’homme à l’antique.

Plus au Sud, à TOULOUSE, une paire de salerons couverts en argent de forme quadrilobée, le couvercle de forme coquille à charnière, TOULOUSE 1773, Maître-Orfèvre : Etienne BARRAU (1737-1774), une assiette modèle filets contours , TOULOUSE 1775 de Barthélémy SAMSON dit Samson neveu, une verseuse tripode de Mathieu FRANC, apprenti de Barthelemy SAMSON et Maitre Orfèvre à REVEL.

En allant vers l’Est, une écuelle, les oreilles à contours, à décor de godrons torses, soulignés de feuillages d’AVIGNON, le maitre orfèvre  pourrait être P.Vilhet (orfèvre à Carpentras et à Avignon) et deux plats d’Aix en Provence.

La juridiction de PARIS est abondamment représentée par plusieurs paires de flambeaux dont une paire de Gabriel GERBU, une charmante cafetière marabout de Charles Louis Auguste SPRIMAN, une paire de salerons d’Edma François BALZAC …

Une pièce d’orfèvrerie religieuse, figure à la vente, un beau calice de BORDEAUX 1712 -1717 du Maitre Orfèvre Arnaud GUYOTIE ou GAUTIER Père

Infos pratiques :

  • Catalogue & Condition report / rapport d’état, visible sur notre site : www.esportier.com
  • Me CHAMPION & KUSSEL ; 21, rue de l’Agau 30000 NîMES
  • Email : hoteldesventes@hdv-nimes.fr
  • Tél. : 04 66 67 52 74 
  • Vente : Samedi 3 Février 9h & 14h30
  • Expositions : Mercredi 31 janvier et jeudi 1er février

 

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Vendôrama

Exposition de la Maison Boucheron à la Monnaie de Paris

Exposition Boucheron VENDORAMA 2018« Néologisme formé des mots Panorama et Vendôme ….

Vendôrama c’est un panorama joaillier vu à travers les yeux de la maison Boucheron »

Du 12 au 28 janvier 2018, à l’occasion de ses 160 ans d’existence la Maison Boucheron s’expose à la Monnaie de Paris.

L’exposition propose la découverte du bijou, de l’esquisse à la création finale, à travers des animations, ateliers …

Informations Pratiques :

  • Du 12 janvier 2018 au 28 janvier 2018
  • Monnaie de Paris, 11 Quai Conti 75006 Paris
  • Entrée libre – Réservation sur le site Boucheron
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Paire de flambeaux – SAINTES XVIIIe

Paire de Flambeaux Saintes-AVRARD

Paire de flambeaux Saintes

Chez Mes Éric  BEAUSSANT et  Pierre Yves LEFEVRE assistés du cabinet Emeric & Stephen Portier, le 1 er décembre  2017 sera présenté une paire de flambeaux en argent uni, posant sur une base carrée à pans coupés moulurée, le fût et le binet à pans et une paire de bobèches, soulignée d’une moulure de godrons et timbrées d’armoiries d’alliance.

Saintes 1725-1727, Maître orfèvre : Probablement Benjamin AVRARD

 

Paire de flambeaux Saintes-Avrard poincons

Détails poinçons SAINTES

 

 

 

 

 

EXPOSITIONS PUBLIQUES :

  • Mercredi 29 novembre 2017 de 11 h à 18 h
  • Jeudi 30 novembre  2017 de 11 h à 12 h

VENTE :

  • Lot 365 de la vente
  • Vendredi 01 Décembre 2017 14:00
  • Salle 2 – Drouot-Richelieu, 9, rue Drouot 75009 Paris
  • Téléphone pendant les expositions et les ventes : 01 48 00 20 02
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