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Nautile – Augsbourg, XVIIe

NAUTILE AUGSBOURG XVIIe siecle argent

Maitres Pichon & Noudel Deniau, commissaires-priseurs à Cannes, assistés du cabinet d’Emeric & Stephen PORTIER présenteront le 6 avril prochain, une coupe nautile montée en vermeil.

L’orfèvrerie allemande à la Renaissance est florissante, l’essentiel de la production qui jusque-là était religieuse se développe au profit de l’orfèvrerie civile. Les principaux centres de création sont alors Nuremberg, Augsbourg, Dresde, Berlin et Hambourg.

Photo : Nautilidés Paris – Musée National d’Histoire Naturelle

Augsbourg, ville d’Allemagne du Sud, est au XVIe siècle une des capitales de l’art allemand, réunissant des peintres dont Hans Holbein, des humanistes et des orfèvres. Les orfèvres de toute l’Europe y convergent. Ils sont une soixantaine au milieu du XVIe, ils seront plus de deux cent à la fin du siècle. Toutes les conditions sont réunies pour assurer cette prospérité et une richesse de création : nombreuses commandes des ducs de Bavière, de la cour impériale et de riches commerçants ou membres de la finance, paix religieuse, échanges enrichissant avec l’Italie .Cette prospérité perdure au XVIIe et XVIIIe siècle.

 

Parmi les créations des orfèvres allemands: les nautiles. Au sens premier, le nautile est un mollusque céphalopode, à coquille en spirale, par extension, le vase fait d’une conque marine à laquelle une monture en argent a été adaptée.

La coquille du nautile est évidée, polie, parfois sculptée. Elle est insérée dans une monture en vermeil. Le nôtre est entièrement gravé de motifs marins, algues et mollusques sur fond d’écailles .La base de forme ovale est décorée en repoussé de motifs de vagues peuplées de créatures marines. Émanant des flots un triton forme le fût et supporte sur sa tête, entre ses mains la conque. Les montants sont soulignés de chutes de perles et terminés par un mascaron fondu, en applique s’inscrivant dans le prolongement des bras de l’atlante.

Photo : Bartel Jamnitzer, 1576-1591- Orfevre a Nuremberg – Musée de KASSEL

Cette figure d’atlante marin soutenant la coupe est à rapprocher d’autres coupes comme de celle de Bartel Jamnitzer conservée eu musée de Kassel ou encore le turbo monté en coupe de Friedrich Hillebrand du musé d’Ecouen.

Le bord supérieur avant est finement gravé de rinceaux fleuris peuplés d’oiseaux : autruche, coq et héron. A l’arrière, la bordure plus large est ornée de deux dauphins affrontés et surmontée d’une bande unie ponctuée au centre d’un mascaron et fixée à la conque par des rivets fleuronnés.

La monture est surmontée d’une nef. A la poupe, une tente pavoisée animée de quatre soldats armés de lances, au centre le mat sommé d’une vigie entre deux échelles sur lesquelles grimpent des matelots. Sous la vigie, une voile gonflée par le vent retenue par des cordages en fils d’argent torsadés.

Poinçon Augsbourg XVIIe

Poinçon Augsbourg XVIIe

Elle est poinçonnée sur la base du poinçon de la ville d’Augsbourg (une pomme de pin) et du maitre orfèvre portant le monogramme « MB ».Il peut s’agir de Marx MERZENBACH, reçu orfèvre à Augsbourg en 1642. La partie supérieure en forme de nef a probablement été transformée postérieurement.

Les nefs, pièces d’orfèvrerie en forme de navire

Objet d’origine médiévale, il s’agissait de pièce d’orfèvrerie en forme de navire appelé «  nef de table ».qui renfermait, dans la coque du bateau, le couvert, la salière ou la boite à épices. Placé sur la table, il servait également à désigner la place de son propriétaire au cours d’un repas.

La nef est alors à la fois objet utilitaire, décoratif et d’apparat.

Notre nautile surmonté d’une nef s’apparente plus à un objet d’apparat, il ne peut de par sa taille et de par le nautile constituant son corps servir de contenant. Peut-être était-il utilisé sur une table d’apparat ou comme objet d’ornement d’un cabinet de curiosité.

Les « chambres de merveille » ( Wunderkammer) ou cabinet de curiosité étaient des espaces ou les collectionneurs réunissaient des objets de nature hétérogène illustrant les trois règnes : animal , végétal et minéral ainsi que des réalisations humaines , symboles de la Création dans toute sa diversité .

Parmi les objets rares et précieux réunis dans ces cabinets : les coupes composites en nacre, coquillage, coraux, œuf d’autruche, noix de coco enrichies de monture en matières précieuses, unissant à la fois la Nature et le talent de l’orfèvre. Ces coupes composites alliaient argent et matière naturelle avec une grande virtuosité et une incroyable créativité. Objets de prestige et d’ornement ils témoignaient du gout et de la richesse de leur propriétaire. Ils étaient attributs de la culture et du pouvoir de leurs possesseurs.

Les nautiles sont présents dans les natures mortes réalisées par les peintres du Nord au XVIIe, comme Willem Kalf, Willem Claeszoon Heda, Pieter Claesz, Pieter Van Roestraeten. Ils trônent sur les tables servies où  se mêlent victuailles, vaisselle dans une perspective à la fois réaliste et symbolique, associés aux allégories de la brièveté de la vie et de la mort.

 

Informations

  • Azur Enchères Cannes
  • Mes Pichon – Noudel-Deniau Commissaires-Priseurs
  • Vente : Vendredi 6 avril à 13h30
  • 31 Boulevard d’Alsace  06400 – Cannes
  • Tel : 04 93 39 01 35
  • Condition Report : En cours
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Boites à mouches, étuis à cire, nécessaires & tabatières — A Reims

Maitres Pierre-Pascal GUIZZETTI et Thierry COLLET présentent le 25 mars 2018 une belle collection d’une vingtaine de boites, étuis et tabatière des XVIIIe & XIXe.

Etuis a cire et boite en or XVIIIe siecleUn ensemble d’étuis illustre la vogue au XVIIIe des étuis pour ranger lunettes, ciseaux, cure dents, épingles …

Certains étuis étaient portés à la ceinture grâce à un anneau de suspension.

Ils contenaient, les menus accessoires de propreté ou de couture. Objets de parure et d’élégance ils étaient souvent en matières précieuses et ouvragées tels de véritables bijoux.

En témoignent ceux en jaspe sanguin ou en écaille piqué d’or présentés lors de cette vacation.Etuis et Boite en or XVIIIe siecle

Autres étuis, ceux à cire qui renfermaient un bâton de cire et étaient utilisés pour cacheter les lettres, assurant le secret des correspondances. L’extrémité de l’étui était le plus souvent gravée aux armes ou au chiffre de son propriétaire.

Parmi ceux-ci, à signaler un étui en ors de trois tons de forme quadrilobée, à décor de tors de lauriers et fleurons en réserves, partiellement amati, PARIS 1768-1774

Boites ou tabatières en pierre fines ou en or.

L’apparition du tabac au XVIe suscite un véritables engouement, on lui attribue alors des vertus curatives et médicinales. Le tabac est fumé mais aussi prisé, réduit en poudre, il est inhalé par le nez.

Boites et Tabatieres or et pierres precieusesL’usage devient à la mode au XVIIe et un certain nombre d’objets se créent autour du tabac, boites râpes… parmi les tabatières, des petites étaient destinées à être gardées dans la poche, de plus importantes posées sur les tables. On multiplie les modèles, les tabatières varient en fonction des saisons et des événements de la vie, mariage, présents, deuil … .

Seront présentées des boites en cristal de roche, améthyste, une boite originale en forme de nacelle, formée d’un coquillage « Oliva Porphyria», la monture en or jaune à décor de losanges, volutes feuillagées et fleurons sur fond amati, réalisée par Jean Fouquet, orfèvre à Paris, en 1723.

Une plus tardive, au décor exotique influencé par la vogue de l’extrême Orient en bois laqué toutes faces figurant des paysages animés de pagodes et personnages, incrustations de burgau formant nénuphars d’Adrien Jean Maximilien VACHETTE (1779-1839).

Boites à mouches

La mode au XVIIIe était au teint clair. Les mouches, petits morceaux de taffetas ou de velours noir imitant un grain de beauté étaient chargées de mettre en valeur le teint et la beauté des femmes qui les portaient.  Chacune selon son emplacement avaient une signification : la passionnée se portait au coin de l’oeil ; la majestueuse, presque au milieu du front, la galante, au milieu de la joue, la gaillarde, sur le nez, la discrète, au-dessous de la lèvre inférieure…

Les orfèvres et joailliers créèrent pour cet usage des petites boites rondes, ovales ou rectangulaires à compartiments fermés par un couvercle pour les mouches, un plus important pour le pinceau et un miroir dans le couvercle pour faciliter leur application.

Dans cette vente trois boites à mouches sont réunies ; une en ivoire de forme ovale piqué de pastilles or, la monture soulignée de cordages, PARIS 1783.

Boite en or emaille Paris XVIIIeme siecle Charles Le BastierUne seconde ornée de panneaux de verre aventuriné bleu montés à cage en or ciselé de frises feuillagées, PARIS 1780-1789.

Enfin, une en or émaillé de forme rectangulaire en or jaune, guilloché et émaillé polychrome toutes faces à décor peint sous émail translucide imitant l’agate herborisée, souligné de moulures feuillagées à cabochons rouges, réalisée par Charles Le BASTIER (1754-1783 à PARIS en1777 .

Elle est à rapprocher d’une boite ronde du même maitre orfèvre conservée au musée du Louvre (inv. OA 6796 Legs Basile de Schlichting).

Informations Pratiques:

  • Vente le Dimanche 25 mars 2018 à 10h00 à Reims
  • Maitres Pierre-Pascal GUIZZETTI et Thierry COLLET
  • Tél : +33.3.26.47.32.59 — Fax : +33.3.26.40.44.87 — contact@hdvreims.fr
  • Condition Report visibles : cliquer ici
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Breguet, Modèle Type XX – Fabrication 1957

BREGUET

Montre BreguetModèle « Type XX » No. 3065. Fabrication 1957. Vendu le 21 novembre 1957 à ESSO STANDARD. Pièce historique offerte aux vainqueurs du XXVIIIe Rallye de Monte Carlo sur Citroën I.D. 19, Alexandre Coltelloni Desrosiers, 1er au classement général de 1959. Par descendance en ligne directe du propriétaire d’origine M. Alexandre.
Chronographe bracelet en acier avec fonction « retour en vol ». Boîtier rond avec fond vissé, lunette tournante graduée, portant au dos l’inscription « XXVIIIe RALLYE 1er Classt. General ALEXANDRE COLTELLONNI DESROSIERS sur CITROEN ID 19 ». Cadran dit tropical avec une belle patine homogène, chiffres arabes, trois compteurs pour l’indication des 15 minutes, 12 heures et des secondes, chemin de fer. Mouvement mécanique, Cal. 225, balancier monométallique, spiral, réglage avance/retard.
Signature sur le cadran. Boîtier numéroté.
Diam. 38 mm

Notice :

L’histoire du chronographe bracelet Breguet « Type XX » est resté célèbre de par son utilisation dans les forces aériennes de l’armée de l’air ou l’aéronavale française à partir de 1954 jusqu’en 1970. A ce jour, nous ne connaissons que très peu d’exemplaires liés au sport automobile tel que notre montre qui commémore la victoire de l’équipe Alexandre, Coltelloni et Desrosiers, unique dans les annales du sport automobile après leur triomphe historique au Rallye de Monte-Carlo en 1959 sur une version prototype de la fameuse Citroën DS, la ID 19.

Breguet Montre bracelet Type XXUne fois encore le génie français est à l’honneur entre la maison Citroën et Breguet, deux noms qui ont tant apportés à la France dans les années après-guerre, l’un avec l’horlogerie mais aussi l’aviation dont les fameux avions Breguet, et l’autre au firmament de l’automobile, surtout lorsque l’on se souvient du succès de la fameuse DS qui conserve son aura auprès du cœur des français, qui la considèrent comme une icône du patrimoine automobile.

Cette montre conservée par les descendants de propriétaire d’origine M. Alexandre, dont les livres des archives mentionnent que cette montre, avec son inscription spéciale, était encore en sa possession en 1973 a su conserver tous ses attributs d’origines avec une décoloration naturelle du cadran qui lui donne cet aspect brun ou dit « tropical », aujourd’hui recherché par les collectionneurs.

Nous pouvons dire que cette pièce est un rare témoignage de l’époque alliant la technique et le style de la maison Breguet pour l’une des rares montres dites « automobilia » produites à l’époque par cet horloger illustre. Il est donc intéressant de noter que la maison Breguet peut en effet revendiquer ses liens étroits avec le monde du sport automobile au travers de la fiabilité de ses fameux chronographes « Type XX ».

A ce jour, nous ne connaissons que très peu de pièces faites par Breguet pour le sport automobile, la seule autre connue sur le marché modèle « Type XX » a été vendue le 5 mai 1960 pour commémorer la victoire de Jacky Brabham au championnat du monde de Formule 1 en 1959, portant l’inscription au dos “Esso J.B. Champion du Monde 1959”.

De cette année 1959, théâtre de la première victoire de la Citroën ID 19 jusqu’à la victoire du championnat du monde de Formule 1, nous retiendrons une présence affirmée de la maison Breguet avec la fameuse Breguet Type XX, notre exemplaire est de loin la pièce précurseur à ce jour puisque vendue en 1957 par ESSO STANDARD, le partenaire privilégié de toutes les grandes compétitions automobiles de l’époque.

Rapport de condition :

Pièce historique dans un bel état de conservation avec une superbe patine brune sur le cadran, dit « tropical », seule le compteur auxiliaire à 6h garde sa couleur noire, le boîtier porte des traces d’usures d’usage qui lui donne un bel aspect « vintage », le mouvement fonctionne mais la fonction chronographe et « retour en vol » ne se déclenche pas à l’aide des poussoirs, une révision d’usage est à prévoir.

Informations:

  • Etude : PESCHETEAU BADIN
  • Date : 26/03/2018
  • Lieu : Paris – Drouot (Salle 3)
  • Experts : Pour ce lot, la SC E & S PORTIER est assistée d’Ader Watches, expert SFEP, 10 Place Vendôme, 75001 PARIS.
  • Estimation : 15.000/20.000
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Orfèvrerie du XVIIIe, Juridictions de Paris, Toulouse, Rennes, Riom, Nîmes, Aix, Bordeaux, Montpellier….

A Nîmes , le 3 février 2018 un bel ensemble d’orfèvrerie XVIIIe sera dispersé par Maitres Pierre CHAMPION et Françoise KUSSEL : paires de flambeaux , aiguière, jatte et plats, paires de salerons … passionnants reflets de l’orfèvrerie civile des premières années du XVIIIe à la Révolution .

Argenterie Orfevrerie 18eme siecle

Ensemble d’Orfèvrerie XVIIIe siècle

A signaler plusieurs pièces bretonnes,

  • une aiguière de forme balustre, le versoir couvert à décor de masque de femme coiffée de plumes, RENNES 1732, Maitre orfèvre : Jean LACERE ;
  • une jatte ronde à cotes pincées, le fond gravé d’armoiries d’alliances des familles Le Rouge de Kerdavid – Hervé de Kergoff, RENNES 1706-1708, Maitre Orfèvre : Nicolas II FREMONT
  • et un plat rond en argent uni, modèle filets contours, l’aile gravée d’armoiries d’alliance surmontées d’une couronne marquisale, RENNES 1756-1758, Maitre Orfèvre : Jean – Baptiste Buchet .

A CLERMONT FERRAND, une écuelle les oreilles à contours soulignés de volutes feuillagées et mufles de lion, à décor de buste d’homme à l’antique.

Plus au Sud, à TOULOUSE, une paire de salerons couverts en argent de forme quadrilobée, le couvercle de forme coquille à charnière, TOULOUSE 1773, Maître-Orfèvre : Etienne BARRAU (1737-1774), une assiette modèle filets contours , TOULOUSE 1775 de Barthélémy SAMSON dit Samson neveu, une verseuse tripode de Mathieu FRANC, apprenti de Barthelemy SAMSON et Maitre Orfèvre à REVEL.

En allant vers l’Est, une écuelle, les oreilles à contours, à décor de godrons torses, soulignés de feuillages d’AVIGNON, le maitre orfèvre  pourrait être P.Vilhet (orfèvre à Carpentras et à Avignon) et deux plats d’Aix en Provence.

La juridiction de PARIS est abondamment représentée par plusieurs paires de flambeaux dont une paire de Gabriel GERBU, une charmante cafetière marabout de Charles Louis Auguste SPRIMAN, une paire de salerons d’Edma François BALZAC …

Une pièce d’orfèvrerie religieuse, figure à la vente, un beau calice de BORDEAUX 1712 -1717 du Maitre Orfèvre Arnaud GUYOTIE ou GAUTIER Père

Infos pratiques :

  • Catalogue & Condition report / rapport d’état, visible sur notre site : www.esportier.com
  • Me CHAMPION & KUSSEL ; 21, rue de l’Agau 30000 NîMES
  • Email : hoteldesventes@hdv-nimes.fr
  • Tél. : 04 66 67 52 74 
  • Vente : Samedi 3 Février 9h & 14h30
  • Expositions : Mercredi 31 janvier et jeudi 1er février

 

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Vendôrama

Exposition de la Maison Boucheron à la Monnaie de Paris

Exposition Boucheron VENDORAMA 2018« Néologisme formé des mots Panorama et Vendôme ….

Vendôrama c’est un panorama joaillier vu à travers les yeux de la maison Boucheron »

Du 12 au 28 janvier 2018, à l’occasion de ses 160 ans d’existence la Maison Boucheron s’expose à la Monnaie de Paris.

L’exposition propose la découverte du bijou, de l’esquisse à la création finale, à travers des animations, ateliers …

Informations Pratiques :

  • Du 12 janvier 2018 au 28 janvier 2018
  • Monnaie de Paris, 11 Quai Conti 75006 Paris
  • Entrée libre – Réservation sur le site Boucheron
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Paire de flambeaux – SAINTES XVIIIe

Paire de Flambeaux Saintes-AVRARD

Paire de flambeaux Saintes

Chez Mes Éric  BEAUSSANT et  Pierre Yves LEFEVRE assistés du cabinet Emeric & Stephen Portier, le 1 er décembre  2017 sera présenté une paire de flambeaux en argent uni, posant sur une base carrée à pans coupés moulurée, le fût et le binet à pans et une paire de bobèches, soulignée d’une moulure de godrons et timbrées d’armoiries d’alliance.

Saintes 1725-1727, Maître orfèvre : Probablement Benjamin AVRARD

 

Paire de flambeaux Saintes-Avrard poincons

Détails poinçons SAINTES

 

 

 

 

 

EXPOSITIONS PUBLIQUES :

  • Mercredi 29 novembre 2017 de 11 h à 18 h
  • Jeudi 30 novembre  2017 de 11 h à 12 h

VENTE :

  • Lot 365 de la vente
  • Vendredi 01 Décembre 2017 14:00
  • Salle 2 – Drouot-Richelieu, 9, rue Drouot 75009 Paris
  • Téléphone pendant les expositions et les ventes : 01 48 00 20 02
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Boites & Tabatières …

Vente aux Enchères – Etude BEAUSSANT LEFEVRE – 01/12/2017

BOITE DELAFONS paris 1749

Tabatière, Paris 1749 – Maitre Orfèvre : Pierre Francois DELAFONS

Maitres Éric Beaussant & Pierre Yves LEFEVRE assistés du Cabinet Emeric & Stephen Portier présenteront le premier décembre à l’hôtel des ventes de Drouot un très bel ensemble de boites, tabatières , boite à mouche ou boite de présent

Parmi elles celle de Pierre François DELAFONS (1732-1784).

Il s’agit d’une exceptionnelle tabatière en or jaune de forme rectangulaire, guillochée et émaillée vert toutes faces de motif d’écailles. Le couvercle et le fond sont ornés de bouquets de narcisses en émaux polychromes.

Elle porte les poinçons de PARIS 1749.

Tabatière, PARIS 1749 - Maître Orfèvre : Pierre François DELAFONS  (fond de la boite)

Tabatière, PARIS 1749 – Maître Orfèvre : Pierre François DELAFONS (fond de la boite)

Cette boite a été précédemment vendue chez Mes Maître Champetier de Ribes, le 2 décembre 1964 (N°57) puis chez Maître de Nicolay le 16 juin 1976. Elle est restée dans la famille de l’acquéreur depuis lors.

On connaît peu de boite de ce joaillier admis à la maitrise en 1732, la plupart d’entre elles sont à ce jour conservées dans des institutions publiques.

Serge GRANDJEAN dans le catalogue des tabatières, boîtes et étuis de XVIIIe et XIXe siècles du musée du Louvre répertorie cinq boîtes de cet orfèvre dont la nôtre. Les quatre autres sont conservées à Baltimore, Léningrad, New York et au Louvre.

Outre son intérêt artistique en particulier dans la qualité de ces émaux et le rendu des bouquets de narcisses saisissant de naturalisme, elle possède un intérêt historique, un lette autographe de JUSTE ANTHOINE attestant qu’elle a été offerte par le roi Louis XVI au gouverneur de la Bastille Monsieur DELAUNAY.

Lettre autographe signée Just Anthoine certifiant que cette boite a été donnée par le roi Louis XVI au gouverneur de la Bastille  M.Delaunay

Lettre autographe signée Just Anthoine certifiant que cette boite a été donnée par le roi Louis XVI au gouverneur de la Bastille M.Delaunay

 

Tabatière, PARIS 1779, Maître Orfèvre : Joseph  Etienne BLERZY

Tabatière, PARIS 1779, Maître Orfèvre : Joseph Etienne BLERZY

Une tabatière rectangulaire à pans coupés en or jaune émaillé toutes faces, en émaux violines translucides sur fond guilloché ondé avec mouches souligné de moulures de perles opalescentes. Le couvercle orné au centre d’un médaillon figurant une jeune fille et un amour ailé offrant une guirlande sur l’autel de l’Amitié de Joseph Etienne BLERZY, Paris 1779.

 

Joseph Etienne BLERSY (1768-1806) a été reçu en 1768, l’essentiel de son œuvre date du règne

de Louis XVI. Elle est abondamment représentée au musée du Louvre, au MET de New York, aux musées des Arts décoratifs et Cognac Jay. Notre boîte est à rapprocher d’une boîte ovale conservée au musée cognac Jay. (N° d’inventaire J500).

Boîte en or jaune de forme rectangulaire PARIS 1819-1838, de Gabriel Raoul MOREL. Le couvercle serti d’une miniature figurant le roi Charles X probablement de Daniel SAINT portant ses décorations (Ordre de Saint Louis, Toison d’Or, Légion d’honneur puis plaque de

Boite Charles X, PARIS 1819-1838, Orfèvre : Gabriel Raoul MOREL

Boite Charles X, PARIS 1819-1838, Orfèvre : Gabriel Raoul MOREL

l’Ordre du Saint Esprit) dans un entourage de volutes feuillagées, soulignée d’un filet bleu émaillé sur fond amati. Le fond émaillé portant le monogramme de Charles X entouré d’une frise de volutes et chutes de fleurons émaillés noirs. Les côtés émaillés bleus soulignés de frises feuillagées. Elle est marquée sur la gorge « Petit jean et Ouizille Joaillrs Bijtiers de la chambre du Roi ».

 

La miniature probablement de Daniel SAINT (1778-1847), non signée est à rapprocher de celle figurant sur la boîte conservée au Victoria & Albert Museum (N°460-2008) provenant de la collection GILBERT reproduite dans the Gilbert Collection of gold boxes, volume II (N°10 page 27) ainsi que de celles conservées dans les collections du musée du Louvre (RF 30802 et RF19

Boite Charles X, PARIS 1819-1838, Orfèvre : Gabriel Raoul MOREL

Boite Charles X, PARIS 1819-1838, Orfèvre : Gabriel Raoul MOREL

Elle renferme un pli en papier contenant une mèche de cheveux portant l’inscription manuscrite «Cheveu de mon bien aimé mari le Duc Matthieu de Montmorency. Mort le vendredi 24 mars 1826 à Paris, enterré à Picpus ». Mathieu de Montmorency (1767-1826) fut pair de France, ministre des affaires étrangères et gouverneur du duc de Bordeaux, petit fils du roi Charles X.

 

 

A noter également une intéressante boite à mouches, une boite à deux tabacs en agate, une boite en forme d’œuf travail anglais du XVIIIe et un important ensemble de boites rondes ou rectangulaires en or guilloché.

Informations pratiques :

  • Mes Éric BEAUSSANT & Pierre-Yves LEFEVRE, Commissaires-Priseurs
  • Expositions : Mercredi 29 novembre de 11 h à 18 h
  • Jeudi 30 novembre & vendredi 1er décembre de 11 h à 12 h
  • Vente : Jeudi 30 novembre – 14 h BIJOUX
  • Vendredi 1er décembre 2017 – 14 h OBJETS DE VITRINE & ORFEVRERIE
  • Drouot Richelieu – Salle N° 2
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Bijoux, orfèvrerie et miniatures à LAVAL

Un bel écrin de bijoux du XIXe, montre de poche, aigrette, parure… des boites, miniatures et pièces d’orfèvrerie seront présentés le 4 novembre par Maitres Bruno HIRET & François NUGUES à LAVAL assistés du cabinet Emeric & Stephen Portier.

Parure or ecrin Froment Meurice

Parure en or jaune 750 millièmes amati à décor de frise de laurier, fleurettes et ornée de demi-perles de culture, comprenant un collier draperie et une broche pouvant former pendentif.

  • XIXème siècle
  • Dans un écrin en forme de FROMENT MEURICE.boite aventurine Paris 18eme siecle

Boite ronde décorée de panneaux de verre aventuriné bleu montée en or de trois tons ciselé de frises feuillagées, l’intérieur doublé d’écaille

  • PARIS, 1782-1789,
  • Maître Orfèvre : Jean Henry CLEMENT

Miniature SICARD 18 19eme siecleMiniature ronde sur ivoire, figurant un jeune homme en redingote bleue tourné vers la gauche. Elle est signée en bas à gauche SICARDI et datée 1797, dans un médaillon, à anneau de suspension en or jaune uni souligné d’un jonc émaillé noir

Louis Marie SICARD dit SICARDI (1743-1825) : reçu à l’académie de Bordeaux en 1771, il vient à paris en 1774 et connait un grand succès à la cour, portraiturant le Roi Louis XVI et Marie Antoinette. Il exposa aux salons dès 1791 et jusqu’au début du XIXe (dans l’ouvrage de Nathalie Lemoine Bouchard, les peintres en miniature) Ce portait à comparer à celui de Paul Charles François Adrien Henri Dieudonné Thiébault, (1769-1846) général d’Empire.

Paire de jattes rectangulaires en argent uni, modèle filets contours, le fond timbré d’armoiriesPaire de jattes Rennes BIDARD 18eme siecle doubles surmontées d’une couronne de baron

  • RENNES, 1766-1768,
  • Maître Orfèvre : Gabrielle BIDARD veuve de Claude ROYSARD (1753-1772)

 

INFOS PRATIQUES :

  • Maîtres Bruno HIRET & François NUGUES, 47 rue du Bourny, 53000 Laval
  • exposition vendredi 3 novembre de 10h00 à 12h00 & de 14 h à 18 h
  • exposition samedi 4 novembre de 10h00 à 12h00
  • Condition report – Rapport d’état sur le site www.esportier.com — Tél : +33 (0) 1 47 70 89 82 — Email : experts@esportier.com
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Résultats du dernier semestre 2017 — côté Montre

ROLEX Cosmograph Daytona Paul Newman à Nantes

Belle enchère pour la montre ROLEX, Cosmograph Daytona Paul Newman, Ref. 6241, No. 1947398, vers 1968 vendue 240.000 € chez Maitres Couton, Veyrac & Jamault à Nantes en collaboration avec E&S Portier et Ader Watch.

ROLEX DAYTONA ORChronographe bracelet en or jaune 18k (750). Boîtier de forme ronde avec couronne et fond vissés, lunette avec graduation tachymètre. Cadran noir avec trois compteurs pour l’indication des 30 minutes à 3h, des 12 heures à 6h et des secondes à 9h, aiguilles et index points luminescents, graduation 1/5e de seconde. Mouvement mécanique, Cal. 722-1, 17 rubis, ajusté 3 positions, balancier mono métallique et antichoc. Bracelet en or jaune 18k (750) non signé.

La référence 6241 dans sa version or Paul Newman a été produite à partir de 1966 et ce jusqu’en 1969. Elle existe avec deux versions de cadrans, l’un sur fond noir et l’autre sur fond dit champagne avec les compteurs inversés, disponible soit en or 14K pour le marché américain, ou 18K principalement pour le marché européen, en plus petit nombre selon les pièces répertoriées par les collectionneurs à ce jour.

Ce chronographe bracelet conservé par le même propriétaire depuis l’origine, présente de nombreuses caractéristiques intéressantes. Outre son extrême rareté, la caractéristique la plus intéressante et recherchée par tous les collectionneurs est visible sur le boîtier puisque l’on peut distinguer encore les poinçons de garantie français pour l’importation avec le double hibou.

Un autre Cosmograph Daytona est répertorié à ce jour avec les poinçons d’importation de la France, il est connu dans le monde des collectionneurs comme étant le seul chronographe revendu par la maison Hermès, il est proche du nôtre, avec mêmes caractéristiques au niveau de la disposition des couleurs sur le cadran et porte le numéro 1943352.

Enfin, il est intéressant de noter que notre exemple a été fréquemment utilisé par son propriétaire ce qui lui donne une patine homogène ; même si l’on remarque des signes importants de traces sur le boîtier et la lunette, la belle patine du cadran lui donne son caractère unique recherché par tous les collectionneurs aujourd’hui.

Dans la communauté des collectionneurs, cette version recherchée de la référence 6241, est communément appelée John Player Special, faisant écho aux couleurs de l’écurie de Formule 1 dans les années 70 avec son pilote légendaire Ayrton Senna.

Dans l’ouvrage de référence Ultimate Daytona, sous la direction de Pucci Pappaleo, il est décrit un chronographe bracelet référence 6241, en tout point similaire.

HARRY WINSTON & Jaquet DROZ, vente des Domaines, Maitre Valérie Bouvier

 — HARRY WINSTON., montre Histoire de Tourbillon 5. No. 02/20, Ref. HCOMTT47, vers 2015 –adjugée 134.000 €.

montre harry winston tourbillon orRare et exceptionnelle montre bracelet en or rose 18k (750) avec tourbillon 3 axes et affichage décentré des heures et minutes. Boîtier de forme ronde avec anses travaillées, couronne de remontoir avec épaulements de protection, le verre bulbe pour la cage de tourbillon à 9h, fond transparent. Le cadran ajouré avec affichage des petites secondes décentrées sur la cage de tourbillon, affichage sur disque tournant des heures à 2h et des minutes à 5h, le tout sur une décoration ajourée. Mouvement mécanique avec remontage manuel, platine pleine, Cal. Harry Winston HW4303, 57 rubis, 21.600 A/h, tourbillon rotatif 3 axes (45, 75 et 300 secondes de rotation), balancier spiral à masse variable, double barillet pour une réserve de marche de 50 heures. Boucle ardillon en or rose 18k (750) signée Harry Winston. Cadran, boîtier et mouvement signés.

Dès ses débuts dans le domaine de la Haute Horlogerie, Harry Winston l’un des plus grands joailliers au monde, a su se hisser au plus haut niveau de technicité et d’inventivité avec l’aide de grands horlogers, sous l’impulsion de Maximilien Busser.

Harry Winston va introduire avec l’aide d’horlogers indépendants de renoms, une série de montres à grandes complications sous le nom Opus, créée chaque année depuis 2001, ce qui lui donnera ses lettres de noblesses auprès des amateurs et collectionneurs.

Parmi les horlogers de renoms ayant participé aux créations de la maison Harry Winston, on retiendra certains devenus très réputés comme Francois-Paul Journe avec « Opus 1 », par la suite Felix Baumgartner « Opus 5 », et Robert Greubel & Stephen Forsey «Opus 6».

Toutes ces créations ont conduit tout naturellement la maison Harry Winston à être racheté par le Swatch Group il y a quelques années, ce qui lui donne désormais une place à part dans le monde de l’horlogerie.

Histoire de Tourbillon est une collection qui a débuté dans l’année 2009 chez Harry Winston avec Histoire de Tourbillon 1. Cette série prestigieuse de montres équipées du tourbillon revisite à chaque fois les différentes dimensions de cette complication horlogère.

Notre exemple est le premier de la série sur un boîtier en or rose, comme les précédentes versions seulement 20 pièces ont été produites, destinées essentiellement aux amateurs de Haute Horlogerie.

Dans cette version singulière au regard des précédentes toute en or blanc avec Zalium, il est important de bien noter que ce mouvement comporte 381 composants, 57 rubis, 21’600 alternances par heures et la cage de tourbillon a la particularité d’être tri-axial.

 

JAQUET DROZ -Tourbillon Réserve de Marche, Ref. JO28033201, No. 4/28, vers 2010 adjugée 36.000 € (Me Bouvier)montre jacquet Droz or

Montre bracelet en or rose 18k (750) avec quantième rétrograde, réserve de marche et tourbillon. Boîtier de forme ronde avec fond transparent. Cadran excentré pour l’indication des heures et des minutes, chiffres romains, deux demi secteurs pour la réserve de marche 88 heures à gauche et le quantième rétrograde à droite, l’échappement avec le régulateur tourbillon visible. Mouvement mécanique, Cal. Jacquet Droz JD3, platine pleine noir opalin avec décor Côtes de Genève, 31 rubis. Boucle ardillon en or rose 18k (750) signée. Edition limitée à 28 exemplaires. Cadran, boîtier et mouvement signés.

 

ROLEX GMT-Master « Pepsi », Ref. 16750, No. 7258754, vers 1983 adjugée 12.800 € (Me Kahn)

montre ROLEX pepsiMontre-bracelet en acier avec fonction GMT et doubles fuseaux horaires. Boîtier de forme ronde avec couronne et fond vissé, lunette tournante graduée 24h pour l’affichage des heures diurnes et nocturnes. Cadran noir avec index et aiguilles luminescentes, trotteuse centrale, aiguille chemin de fer pour la fonction GMT ou double fuseau horaire, date à guichet.

Mouvement automatique, cal. 3075, 27 rubis, certifié chronomètre. Bracelet oyster en acier.

Cadran, boîtier et mouvement signés.

Avec un écrin, surboîte de la maison Rolex, le tag d’origine numéroté, quatre différents prospectus Rolex dont celui de la GMT-Master, le certificat punché d’origine daté du 6 janvier 1983.

Le nom de « Pepsi «  est une appellation donnée par les collectionneurs de Rolex, en rapport avec la lunette bleu et rouge qui rappelle les couleurs de la marque américaine de soft drink, à l’inverse la lunette noir et rouge des GMT Master a hérité du nom « Coke », son alter ego.

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Résultats du dernier semestre 2017 — côté Orfèvrerie

Orfèvrerie ancienne

Tasse a Anses CHANDELIERCette tasse à anses et son couvercle à prise serpentiforme en vermeil fondu et ciselé posant sur un piédouche, décorée en applique d’un décor rayonnant de feuilles d’acanthes ciselées amaties, aux anses verticales ajourées de volutes soulignées d’un décor feuillagé de Geneviève CHANDELIER, veuve de Jean de LA BOISSIERE réalisée à PARIS en 1676 a été adjugée 96.000 €.

Témoignage du mobilier civil de la fin du XVIIe où les tasses et écuelles étaient des objets usuels accessibles aux classes aisées et largement diffusées dans la société française.

Leur caractère personnel conjugué à leur poids assez faible les ont protégées des fontes successives ordonnées la fin du XVIe et début du XVIIe siècle par Louis XIV. Elles servaient à boire son bouillon du matin, ainsi qu’aux enfants et aux malades alités.Poincon Tasse a Anses-CHANDELIER

Geneviève Chandelier l’orfèvre est la veuve de Jean de la Boissière reçu en 1642, il prit pour poinçon « un J, un D, un L et un B en lettres romaines et en tête de cerf en dessus ». Lorsqu’il décéda en 1671 sa veuve Geneviève Chandelier prit sa suite et fit insculper son poinçon reprenant celui de son mari « auquel a été mis la lettre V pour marque de sa viduité ». Elle était spécialisée dans la fabrication d’écuelles et de tasses et possédait un atelier prospère dans les années 1670.

Pour plus d’informations sur cette tasse à anses : cliquez ici

THEIERE argent XVIIIemeAdjugée 4.200 € cette intéressante théière en argent uni de forme balustre. Le versoir à côtes torses terminé par une tête de canard. Le couvercle à charnière et appui-pouce à enroulement, la prise en forme de fleur sur tertre rayonnant, l’anse en bois.

Province XVIIIe, elle porte répété deux fois le poinçon d’un maître-Orfèvre: I.C surmonté d’un quadrupède bossu tourné vers la gauche et couronné, sur un étoile.

A rapprocher des modèles vus dans le nord de la France, comme à Arras, elle en diffère par le contraste original entre le corps lisse et le bec verseur torse.

Trophée agricole – Maison Christofle

Chaque année depuis 1870 le ministère de l’agriculture distribuait dans les concours agricoles de tous les départements de France des récompenses aux agriculteurs sous forme de pièces d’orfèvrerie.

Le ministère décida d’organiser un concours pour la fourniture de ces trophées-œuvres d’art, dans le souci de promouvoir l’industrie de l’orfèvrerie.

Le concours avait lieu tous les cinq ans, y participèrent : Christofle – Fannière – Falize – Froment Meurice en collaboration avec des sculpteurs comme Henri Caméré – Falguière – Dalou ou Carrier Belleuse.

Les sculpteurs et orfèvres s’inspirèrent de thèmes chers aux destinataires : veaux, vaches, cochons ou moutons traités avec réalisme, souvent mêlés à des symboles allégoriques.

TROPHEE AGRICOLE CHRSTOFLECes sujets étaient produits en plusieurs exemplaires pouvant être remis lors de différents concours. L’inscription figurant sur la base permettait de les personnaliser.

Illustrant cette production caractéristique du Second Empire cette importante coupe de concours agricole en argent posant sur une base ronde quadripode ajourée animée d’un bœuf, d’un bélier et d’une brebis. Le pied ajouré et feuillagé surmonté d’une coupe ronde ornée de quatre scènes en bas-relief de moisson, vendange, labourage et pâturage.

Elle porte l’inscription : MINISTERE DE L’AGRICULTURE et DU COMMERCE M DCCCLXX sur l’aile. Au centre de la coupe, la déesse CERES sur un socle orné de l’aigle impérial et marqué « Concours agricole de Narbonne ». Elle est signée sur la base « CHRISTOFLE Ft 1870 » d’après un modèle d’Eugène CAPY et Pierre ROUILLARD. Elle a été adjugée 20.200 €. Une coupe similaire datée de 1862 est conservée au musée d’Orsay(OA83).

Goudji

AIGUIERE GOUDJIGoudji (né en 1941), orfèvre-sculpteur réalise à la fois du mobilier liturgique et des objets de forme, domestiques dont des aiguières en forme d’animaux : oiseaux, antilopes, taureau… alliant métal et pierre dure.

Il travaille la pièce en double parois dans lesquelles sont insérées des plaques de pierre dure formant une marqueterie dans un cloisonné d’argent qui épouse parfaitement la forme de l’objet.

Une aiguière aviforme à anse en vermeil, la panse ovoïde à fond plat, plaquée à mi-corps de sodalite. Le versoir et le haut du corps en vermeil uni martelé. Œuvre unique exécutée entre 1988 et 1989, adjugée 20.000 € GOUDJI TAUREAU BL

Un plat rond et creux à ombilic en argent martelé, à protomé de taureau. Les cornes et l’aile du plat serties de plaques de jaspe, signé et poinçonné GOUDJI. Cette pièce unique exécutée entre 1990 et 1991 a été adjugée 9.000 €.

Pour découvrir les prochaines ventes aux enchères, vous pouvez consulter notre page : Ventes à Venir

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