Résultats du dernier semestre 2017 — côté Orfèvrerie

Orfèvrerie ancienne

Tasse a Anses CHANDELIERCette tasse à anses et son couvercle à prise serpentiforme en vermeil fondu et ciselé posant sur un piédouche, décorée en applique d’un décor rayonnant de feuilles d’acanthes ciselées amaties, aux anses verticales ajourées de volutes soulignées d’un décor feuillagé de Geneviève CHANDELIER, veuve de Jean de LA BOISSIERE réalisée à PARIS en 1676 a été adjugée 96.000 €.

Témoignage du mobilier civil de la fin du XVIIe où les tasses et écuelles étaient des objets usuels accessibles aux classes aisées et largement diffusées dans la société française.

Leur caractère personnel conjugué à leur poids assez faible les ont protégées des fontes successives ordonnées la fin du XVIe et début du XVIIe siècle par Louis XIV. Elles servaient à boire son bouillon du matin, ainsi qu’aux enfants et aux malades alités.Poincon Tasse a Anses-CHANDELIER

Geneviève Chandelier l’orfèvre est la veuve de Jean de la Boissière reçu en 1642, il prit pour poinçon « un J, un D, un L et un B en lettres romaines et en tête de cerf en dessus ». Lorsqu’il décéda en 1671 sa veuve Geneviève Chandelier prit sa suite et fit insculper son poinçon reprenant celui de son mari « auquel a été mis la lettre V pour marque de sa viduité ». Elle était spécialisée dans la fabrication d’écuelles et de tasses et possédait un atelier prospère dans les années 1670.

Pour plus d’informations sur cette tasse à anses : cliquez ici

THEIERE argent XVIIIemeAdjugée 4.200 € cette intéressante théière en argent uni de forme balustre. Le versoir à côtes torses terminé par une tête de canard. Le couvercle à charnière et appui-pouce à enroulement, la prise en forme de fleur sur tertre rayonnant, l’anse en bois.

Province XVIIIe, elle porte répété deux fois le poinçon d’un maître-Orfèvre: I.C surmonté d’un quadrupède bossu tourné vers la gauche et couronné, sur un étoile.

A rapprocher des modèles vus dans le nord de la France, comme à Arras, elle en diffère par le contraste original entre le corps lisse et le bec verseur torse.

Trophée agricole – Maison Christofle

Chaque année depuis 1870 le ministère de l’agriculture distribuait dans les concours agricoles de tous les départements de France des récompenses aux agriculteurs sous forme de pièces d’orfèvrerie.

Le ministère décida d’organiser un concours pour la fourniture de ces trophées-œuvres d’art, dans le souci de promouvoir l’industrie de l’orfèvrerie.

Le concours avait lieu tous les cinq ans, y participèrent : Christofle – Fannière – Falize – Froment Meurice en collaboration avec des sculpteurs comme Henri Caméré – Falguière – Dalou ou Carrier Belleuse.

Les sculpteurs et orfèvres s’inspirèrent de thèmes chers aux destinataires : veaux, vaches, cochons ou moutons traités avec réalisme, souvent mêlés à des symboles allégoriques.

TROPHEE AGRICOLE CHRSTOFLECes sujets étaient produits en plusieurs exemplaires pouvant être remis lors de différents concours. L’inscription figurant sur la base permettait de les personnaliser.

Illustrant cette production caractéristique du Second Empire cette importante coupe de concours agricole en argent posant sur une base ronde quadripode ajourée animée d’un bœuf, d’un bélier et d’une brebis. Le pied ajouré et feuillagé surmonté d’une coupe ronde ornée de quatre scènes en bas-relief de moisson, vendange, labourage et pâturage.

Elle porte l’inscription : MINISTERE DE L’AGRICULTURE et DU COMMERCE M DCCCLXX sur l’aile. Au centre de la coupe, la déesse CERES sur un socle orné de l’aigle impérial et marqué « Concours agricole de Narbonne ». Elle est signée sur la base « CHRISTOFLE Ft 1870 » d’après un modèle d’Eugène CAPY et Pierre ROUILLARD. Elle a été adjugée 20.200 €. Une coupe similaire datée de 1862 est conservée au musée d’Orsay(OA83).

Goudji

AIGUIERE GOUDJIGoudji (né en 1941), orfèvre-sculpteur réalise à la fois du mobilier liturgique et des objets de forme, domestiques dont des aiguières en forme d’animaux : oiseaux, antilopes, taureau… alliant métal et pierre dure.

Il travaille la pièce en double parois dans lesquelles sont insérées des plaques de pierre dure formant une marqueterie dans un cloisonné d’argent qui épouse parfaitement la forme de l’objet.

Une aiguière aviforme à anse en vermeil, la panse ovoïde à fond plat, plaquée à mi-corps de sodalite. Le versoir et le haut du corps en vermeil uni martelé. Œuvre unique exécutée entre 1988 et 1989, adjugée 20.000 € GOUDJI TAUREAU BL

Un plat rond et creux à ombilic en argent martelé, à protomé de taureau. Les cornes et l’aile du plat serties de plaques de jaspe, signé et poinçonné GOUDJI. Cette pièce unique exécutée entre 1990 et 1991 a été adjugée 9.000 €.

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